Ce que vous trouverez dans ce blog

Depuis 2003, le Comité de défense de Saint-Gilles [1060 Bruxelles] établit annuellement un relevé des locaux vides et abandonnés dans la commune. Bon an mal an, la situation s'améliore dans certains quartiers, mais on observe que le nombre de locaux vides n'a pas l'air de diminuer. Ce sont parfois des immeubles entiers, parfois seulement l'un ou l'autre étage.

Un groupe de travail a été constitué au sein du CODES. Il a pour objet d'examiner, d'explorer, d'analyser la situation sur le terrain. Mais nous n'en resterons pas là : l'idée est de mettre tout ce qui est en notre pouvoir pour que ces locaux inoccupés soient remis en état (et bien entendu conforme aux réglementations en vigueur) et pour que les propriétaires «réinjectent» ces immeubles, ces locaux, ces ateliers abandonnés, vides ou insalubres dans le circuit du marché locatif. Dans un premier temps [en décembre 2011], nous allons publier des photographies de chaque immeuble que nous avons repéré. L'adresse et une description de la situation du bien complèteront aussi, dans la mesure du possible, notre relevé visuel.
Ce blog se veut vivant et tentera de suivre l'évolution de chaque bâtiment.

N'hésitez pas à nous faire part de vos réactions ou des informations dont vous disposez sur les bâtiments inventoriés. Bien sûr, si des informations sont inexactes ou ont évolué, faites-le nous savoir (y compris de la part des propriétaires). Nous ne voulons en aucun cas publier des informations qui porteraient atteinte à la vie privée et nous enlèverons immédiatement après vérification les informations que le lecteur contesterait.

Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles.







lundi 12 mars 2012

Le chancre du 21 - Rue de Mérode



18ème point : Demande de permis d'urbanisme PU2010-292 tendant à modifier le nombre et la
répartition des logements avec modifications de volume et de façade sise Rue de Mérode 21
introduite par Messieurs Yunan & Karakut
Considérant que pendant l’enquête publique qui s’est déroulée du 19/04/2011 au 03/05/2011, le courrier
suivant est arrivé au nom du Collège des Bourgmestre et Echevins :
NEANT
EXPOSE DU DOSSIER
Situé : PRAS : zones de forte mixité
en zone d'intérêt culturel, historique, esthétique ou d'embellissement
en liseré de noyau commercial
en point de variation de mixité
le long d'un espace structurant
PPAS :néant.
RCU : néant
Zone de protection : néant
DEROGATIONS :
dérogation à l'art.4 du titre 1 du RRU (profondeur de la construction)
dérogation à l'art.6 du titre 1 du RRU (toiture - hauteur)
dérogation à l'art.3 du titre 2 du RRU (normes minimales de superficie - superficie des locaux
habitables)
dérogation à l'art.10 du titre 2 du RRU (superficie nette éclairante)
dérogation à l'art. 62 du RCB (Souches de cheminées et cheminées d'annexes)
Soumis à l’avis de la commission de concertation et aux mesures particulières de publicité pour :
application de la prescription particulière 4.5.1° du PRAS (modifications des caractéristiques
urbanistiques des constructions)
dérogation à l'art.4 du titre 1 du RRU (profondeur de la construction)
dérogation à l'art.6 du titre 1 du RRU (toiture - hauteur)
application de l'art. 153 du CoBAT (dérogation aux règlements d'urbanisme)
A huis clos les membres se réunissent et émettent l'avis suivant:
Considérant la situation de la demande en zone de forte mixité, en zone d'intérêt culturel, historique,
esthétique ou d'embellissement et en liseré de noyau commercial au Plan Régional d'Affectation du Sol
arrêté par arrêté du gouvernement du 3 mai 2001 ;
Considérant que le bien est repris à l’inventaire du patrimoine architectural (bâtiment d’avant 1932) ;
Considérant que la demande vise à modifier le nombre et la répartition de logements avec modification de
volume et de façade ;
Considérant l’avis du Service d'Incendie et d'Aide Médicale Urgente daté du 23/12/2010 (pas d’objection
majeure) ;
Considérant l’absence de plainte durant l’enquête publique qui s’est déroulée du 19/04/2011 au
03/05/2011 ;
Considérant que la couverture totale de la parcelle et la pose de briquettes en façade avant ont été
autorisées par permis d'urbanisme ;
Considérant que la modification de la façade au rez-de-chaussée présente une intégration peu
satisfaisante mais que de petites modification permettraient d’harmoniser la devanture commerciale avec
l’ensemble de la façade (soubassement sur toute la largeur, alignement de la porte d’entrée du
commerce, imposte de même hauteur au dessus des portes et des vitrines…) ;
Considérant que l’annexe au 1er étage déroge aux articles 4 (profondeur de construction) et 6 (hauteur de
la toiture) du titre I du règlement régional d'urbanisme ;
Considérant néanmoins que cette annexe est accolée au mitoyen de droite et s’insère entre ce mitoyen et
l’annexe de gauche existante, que dès lors l’impact de cette annexe est négligeable ;
Considérant que l’évacuation de la chaudière au rez-de-chaussée déroge à l’article 62 du règlement
communal sur les bâtisses, que cette situation est porteuse de nuisance (stagnation des gaz brûlés) ;
Considérant que la chambre du 1er étage déroge légèrement à l’article 3 du titre II du règlement régional
d'urbanisme (superficie) mais que cette situation est inhérente à la configuration des lieux et est
compensée par l’aménagement rationnel et fonctionnel du logement du 1er étage ;
Considérant par contre que la dérogation à l’article 10 du titre II du règlement régional d'urbanisme pour
l’éclairement naturel de cette chambre est peu justifiable étant donné qu’il s’agit d’un nouveau volume et
que la taille de la baie peut être agrandie de manière à obtenir l’éclairement requis ;
Considérant que le duplex 2 chambres des étages supérieurs est conforme au titre II du règlement
régional d'urbanisme hormis pour l’éclairement des chambres (dérogation à l’article 10 du titre II du
règlement régional d'urbanisme) ;
Considérant néanmoins qu’il est facile d’y remédier par le placement de fenêtres de toit offrant une plus
grande superficie vitrée totale ;
AVIS FAVORABLE à condition de :
- prévoir un soubassement en pierre bleue sur toute la largeur de la façade, une imposte de même
hauteur au dessus des portes et vitrines et un alignement vertical de la porte du commerce sur le trumeau
entre les baies de droite des étages supérieurs ;
- prévoir du bois pour les matériaux au rez (porte, châssis);
- se conformer à l’article 62 du règlement communal sur les bâtisses pour l’évacuation des chaudières
(rez-de-chaussée) ;
- se conformer à l’article 10 du titre II du règlement régional d'urbanisme pour l’éclairement des chambres
au 1er étage et sous toiture (agrandissement de la baie au 1er étage et placement de fenêtres de toit de
plus grandes dimensions ou de plusieurs fenêtres de toit pour les chambre sous toiture) ;

137 - Rue Jourdan

Maison de 2 étages avec le volet fermé taclé au rez-de-chaussée, abandonné totalement vide en 2011.

193-195 Chaussée de Forest





















Immeuble de 3 étages, totalement vide depuis 2010


Chaussée de Forest 193-195
Région de Bruxelles-Capitale
INVENTAIRE DU PATRIMOINE
ARCHITECTURAL
PIERRE DE GIETER - 1922
NÉOCLASSICISME
MAISON UNIFAMILIALE OU DE
RAPPORT (INDÉTERMINÉ)
REZ-DE-CHAUSSÉE COMMERCIAL
Immeuble néoclassique, résultant de la réunion et de la surhausse
d'un niveau, en 1922, par l'arch. Pierre De Gieter, de deux maisons
de 1884 (n° 193) et 1874 (n° 195). Élévation de six travées et quatre
niveaux.
Deux intéressantes devantures de part et d'autre d'une porte
cochère axiale. Celle de dr., établie par De Gieter en 1922, présente
une porte axiale flanquée de vitrines à petits-bois garnis d'un vitrail à
motif floral Art Déco. Devanture de g. renouvelée par l'arch. L. Suys
en 1926, à menuiserie encore marquée par l'Art nouveau
géométrique : entrée axiale en retrait flanquée de vitrines courbes,
porte privée à imposte à arc en plein cintre, le tout scandé de
pilastres en granito sous entablement continu orné de panneaux
publicitaires en verre églomisé portant les mentions « st. michel » et
« armada ». Châssis à petits-fers conservés aux étages.
Archives
ACSG/Urb. 193 : 515 (1884), 243 (1922) ; 195 : 2470 (1874), 128 (1926).
Recherches et rédaction : 1997-2004.

Voir aussi « CDQ PARC-ALSEMBERG projet_Forest_193-195_FR » format pdf de 24 pages

165 Chaussée de Forest


Maison de 3 étages, totalement vide depuis 2011,  mise en vente publique

64 Rue Emile Féron







 Maison de 2 étages sans noms aux sonnettes. Visiblement délabré et totalement vide








79 - Rue d'Ecosse

Rue d’Ecosse 79 : Soumis à l’enquête publique du 30/05/11 au 16/06/11
Demandeur: Mme Sweden Alexandra – Av Franklin Roosvelt 111 – 1050 Bruxelles
Architect: Amaury Tercelin de Joigny – Rue des compagnons 27 – 1030 Bruxelles – 0478/322.325 – ATE@spline.eu – www.spline.eu

La demande porte sur la transformation avec modification de volume et changement de destination du rez commercial en logement. Rénovation complète de la façade afin de lui rendre sin cachet d’antan. Changement d’affectation du rez commercial en logement avec petit, jardin. Régularisation de la lucarne agrandie pour un maximum de lumière. Construction d’une annexe vitrée ay rez arrière tout en respectent les règles urbanistiques.
Cc : 28/06/11
13ème point : Demande de permis d'urbanisme PU2011-66 tendant à transformer avec modification
de volume et changement de destination du rez-de-chaussée de commerce en logement sise
rue d'Ecosse 79 introduite par Madame SWENDEN Alexandra.
Considérant que pendant l’enquête publique qui s’est déroulée du 30/05/2011 au 13/06/2011, le
courrier suivant est arrivé au nom du Collège des Bourgmestre et Echevins :
NEANT
EXPOSE DU DOSSIER
Situé : PRAS : zones d'habitation
en zone d'intérêt culturel, historique, esthétique ou d'embellissement
DEROGATIONS :
dérogation à l'art.10 du titre 2 du RRU (superficie nette éclairante)
Soumis à l’avis de la commission de concertation et aux mesures particulières de publicité pour :
application de la prescription particulière 2.5.2° du PRAS (modifications des caractéristiques
urbanistiques des constructions)
application de la prescription particulière 21. du PRAS (modification visible depuis les espaces
publics)
Considérant que le bien se situe en zone d’habitation et en zone d'intérêt culturel, historique,
esthétique ou d'embellissement du Plan régional d'affectation du sol arrêté par arrêté du
Gouvernement du 3 mai 2001;
Considérant que la demande vise à transformer l’immeuble avec modification du volume
(extension au rez-de-chaussée, fermeture de la terrasse au 1er étage et création d’une lucarne
en façade avant), changer la destination du rez-de-chaussée commercial en logement, modifier
la façade et étendre le logement du 2e étage aux combles ;
Vu le procès-verbal de constat d’infraction dressé le 5/04/2007 pour le changement
d’affectation du commerce et des combles en logement, les travaux intérieurs avec
modification du nombre de logements et de leur répartition, la modification du volume
extérieur par la fermeture de terrasses arrière et la création d’une lucarne dans la toiture avec
modification de volume ;
Considérant que le projet vise la régularisation de ces infractions ;
Considérant que pendant l’enquête publique qui s’est déroulée du 30/05/2011 au 13/06/2011,
aucune réclamation n’a été introduite ;
Vu l’avis du Service d'incendie et d'aide médicale urgente du 28/04/2011 (pas d’objection
majeure) ;
Considérant que l’extension de volume au rez-de-chaussée déroge aux articles 4 et 6 du titre I
du Règlement régional d'urbanisme (profondeur et hauteur de construction), mais qu’il s’agit
d’un volume complètement enclavé entre l’annexe existante du bien dont question et l’annexe
voisine au 77 rue d’Ecosse (peu d’impact sur le voisinage) ;
Considérant que le changement de destination du rez-de-chaussée commercial en logement
est conforme aux prescriptions de la zone et que l’immeuble était à la construction un
immeuble de logement ;
Considérant que ce logement du rez-de-chaussée est conforme aux normes minimales
d’habitabilité du titre II du Règlement régional d'urbanisme ;
Considérant cependant qu’une partie des sous-sol y est liée (bureau et salle de bains) et que
seul un local commun de rangement (local vélo) est prévu, local insuffisant vu la présence de 3
logements dans l’immeuble ;
Considérant dès lors qu’il y a lieu de ne conserver que la salle de bains au sous-sol pour le
logement du rez-de-chaussée et de destiner le reste de ce niveau à des locaux de rangement
pour tous les logements (salle de bains dans la moitié de la pièce avant) ;
Considérant que la façade avant au rez-de-chaussée est modifiée conformément à la situation
d’origine et en adéquation avec la destination projetée (logement au rez-de-chaussée) ;
Considérant que la terrasse du logement du 1er étage est fermée et n’a aucune incidence
volumétrique sur le voisinage (mur mitoyen existant) ;
Considérant que le logement du 2e étage est étendu aux combles (appartement en duplex de
deux chambres), que les deux chambres présentent des dérogations en matière d’éclairement
(art. 10 du titre II du Règlement régional d'urbanisme) ;
Considérant que pour la chambre arrière, l’ajout ou l’agrandissement des fenêtres de toit
permettrait de supprimer cette dérogation ;
Considérant qu’en ce qui concerne la chambre côté rue, une lucarne y est ajoutée, que cette
lucarne ne s’intègre que moyennement à la façade (ni axée ni alignée aux baies des étages
inférieurs) et que cette lucarne ne permet pas de satisfaire aux normes d’éclairement ;
Considérant dès lors qu’une réduction de la lucarne de manière à ce qu’elle soit axée sur les
baies centrales des étages inférieurs et l’ajout d’une fenêtre de toit permettrait de satisfaire à la
norme d’éclairement et que ces modifications s’intégreraient de manière plus harmonieuse à
l’aspect architectural de la façade ;
Considérant accessoirement que l’aménagement du wc créé au 2e étage au dessus de la cage
d’escalier ne semble pas correspondre à la coupe (nombre de marches, hauteurs des paliers et
hauteurs sous plafond à vérifier), qu’une erreur figure dans la coupe au niveau d’une fenêtre
de toit dans la chambre côté rue et que les niveaux de paliers et de toiture ne correspondent
pas au dessin dans le dossier d’archives ;
AVIS FAVORABLE à condition :
1. de ne conserver que la salle de bains au sous-sol pour le logement du rez-dechaussée
(salle de bains dans la moitié de la pièce avant) ;
2. de destiner le reste du sous-sol à des locaux de rangement pour tous les logements/
3. d’ajouter ou d’agrandir les fenêtres de toit de la chambre arrière au niveau des
combles ;
4. de réduire la lucarne de manière à ce qu’elle soit axée sur les baies centrales des
étages inférieurs et d’ajouter une fenêtre de toit au niveau de la chambre à rue de
manière à se conformer à l’art. 10 du titre II du Règlement régional d'urbanisme ;
5. de vérifier et de corriger les coupes (marches, niveaux des paliers et de la toiture,
hauteurs sous plafond et fenêtres de toit à vérifier).

13 - Rue Crickx

Rue Crickx 13 à 15 : Soumis à l’enquête publique du 25/08/10 au 08/09/10
Demandeur : Monsieur Claus
La demande porte sur la démolition et la reconstruction d’un immeuble au n°13, changement de destination du rez et 1er étage avec construction d’une annexe et mise en place d’une terrasse et d’un balcon pour le n°15. (Immeuble existant)

Cc : 21/09/2010
3ème point : Demande de permis d'urbanisme PU2010-114 tendant à démolir et
reconstruire un immeuble (Crickx 13), changer la destination du rez et 1er étage avec
construction d'une annexe et mise en place d'une terrasse et d'un balcon pour un
immeuble existant (Crickx 15) sise Rue Crickx de 13 à 15 introduite par Monsieur
CLAUS Frans
Considérant que pendant l’enquête publique qui s’est déroulée du 25/08/2010 au
08/09/2010, le courrier suivant est arrivé au nom du Collège des Bourgmestre et Echevins :
1 lettre(s)
EXPOSE DU DOSSIER
Situé : PRAS : zones d'habitation à prédominance résidentielle
en zone d'intérêt culturel, historique, esthétique ou d'embellissement
DEROGATIONS :
dérogation à l'art.4 du titre 1 du RRU (profondeur de la construction)
dérogation à l'art.6 du titre 1 du RRU (toiture - hauteur)
dérogation à l'art.13 du titre 1 du RRU (maintien d'une surface perméable)
Soumis à l’avis de la commission de concertation et aux mesures particulières de publicité
pour :
application de la prescription générale 0.6. du PRAS (actes et travaux portant atteinte
aux intérieurs d'îlots)
dérogation à l'art.4 du titre 1 du RRU (profondeur de la construction)
dérogation à l'art.6 du titre 1 du RRU (toiture - hauteur)
application de la prescription particulière 1.5.2° du PRAS (modifications des
caractéristiques urbanistiques des constructions)
dérogation à l'art.13 du titre 1 du RRU (maintien d'une surface perméable)0
application de l'art. 153 du CoBAT (dérogation aux règlements d'urbanisme)
Entrent en séance :
• M. Claus, demandeur et 2 membres de son personnel
• un acousticien
• 5 personnes du bureau d’études (architectes, ingénieurs)
L’absence de l’unique réclamant habitant rue Crickx est constatée. Il s’oppose au projet vu
les nuisances sonores subies déjà actuellement (musique, hurlements, va-et-vient en voirie
et ce toute la nuit, 2 à 3 fois par mois).
L’architecte fait un exposé du dossier et dépose en séance un fascicule d’informations et
plans :
• Son client M. Claus est propriétaire du n° 15 depu is 1994. Il vit dans les étages
supérieurs et a créé les « Ateliers Claus », un espace de création artistique
multidisciplinaire (arts plastiques, vidéo, musique, poésie..) et de promotion de jeunes
talents, ouvert au public depuis 2007.
• En 2009 M. Claus a acheté la maison voisine, le n° 13 qui était une unifamiliale dont le
rez servait au stationnement de camions. Achat qui lui permettra d’étendre les activités
des Ateliers dont le succès est grandissant.
• La première intention était de percer les mitoyens pour réunir les 2 immeubles mais
cette idée a été abandonnée. Il a été jugé préférable de démolir le n° 13 pour les motifs
suivants : le mauvais état de l’immeuble et les difficultés posées par les niveaux qui ne
- 9 -
coïncident pas entre les 2 bâtiments à cause de la pente de la rue ;
• Le logement de la famille Claus est maintenu au n° 15 et à l’étage du n° 13, deux
logements pour artistes seront aménagés. Un artiste y logera deux à trois fois par
mois, le temps de préparer un projet.
• L’entrée du public se fera par le n° 15 et l’entré e des logements par le n° 13.
• La verrière existante à l’arrière du n° 15 sera démolie car pose des problèmes
thermiques, de condensation et acoustiques (résonance).
• La terrasse du logement de la famille Claus sera agrandie et vu la promiscuité dans
l’îlot un filtre végétal est prévu.
• Un monte-charge pour le déplacement du matériel est en place.
M. De Blieck s’étonne que des adaptations pour les personnes à mobilité réduite n’aient pas
été prévues alors qu’il existe un monte-charge.
Mme Marcus ajoute que lorsque des activités destinées au public sont prévues un accès aux
PMR est obligatoire.
L’architecte répond que le rez sera accessible aux PMR mais pas les étages.
M. De Blieck suggère de profiter du monte-charge pour permettre aux personnes à mobilité
réduite d’avoir accès aux étages.
L’architecte fournit des explications sur le traitement des façades :
Le projet s’intègre dans le style bariolé de la rue. Les châssis bois (avec croisillons
métalliques) seront remplacés et réalisés à l’identique avec double vitrage. La technique
« viennoise » utilisée pour les maisons classées sera appliquée. Tous les châssis seront
peints dans le rouge de la porte existante.
L’acousticien expose les techniques et dispositifs envisagés pour réduire fortement les
nuisances de bruit :
• Un mesurage des décibels dans et hors de l’immeuble pendant les concerts a été
réalisé. L’effet des dispositifs acoustiques prévus a été évalué, le niveau des décibels
sera réduit sous le seuil des intensités légalement acceptées (voir le fascicule déposé
en séance avec le détail des mesures).
• système de rideaux acoustiques à placer à 2,50 m de la façade ;
• placement de volets acoustiques ;
• au 1er étage : installation d’une boîte dans la boîte et placement de volets acoustiques ;
• la terrasse sera inaccessible pendant les concerts.
M. De Blieck fait remarquer que la terrasse à l’intérieur de l’îlot est problématique alors que
l’on sait que des concerts seront organisés, cette demande est difficile à accorder sur le plan
urbanistique.
L’architecte relativise la situation, il n’y aura qu’un à deux concerts par mois alors que les
autres activités non bruyantes auront lieu tous les jours.
M. De Blieck constate qu’il n’y a pas de dispositif de ventilation en façade avant
L’architecte précise que pour les ateliers la prise d’air se fera en toiture, les dispositifs en
façade sont incompatibles avec les activités artistiques pour des raisons d’acoustique. Pour
les logements des gaines d’aération seront placées dans les trémies.
A huis clos les membres émettent l’avis suivant :
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Considérant la situation de la demande en zone d’habitation à prédominance résidentielle et
en zone d'intérêt culturel, historique, esthétique ou d'embellissement au Plan Régional
d'Affectation du Sol arrêté par arrêté du gouvernement du 3 mai 2001 ;
Considérant que le bien sis rue Crickx, 15 est inscrit à l’inventaire du patrimoine architectural
(bâtiment d’avant 1932 présentant des qualités patrimoniales intéressantes) et considérant
que le bien sis au n° 13 y est également repris par défaut (bâtiment d’avant 1932, peu de
qualités patrimoniales) ;
Considérant que la demande vise à démolir et reconstruire un immeuble (Crickx, 13),
changer la destination du rez-de-chaussée et du 1er étage en équipement avec construction
d’annexe et aménagement de terrasse et balcon pour un immeuble existant (Crickx, 15) ;
Considérant que durant l’enquête publique qui s’est déroulée du 25/08/2010 au 08/09/2010,
une plainte a été introduite portant sur les nuisances sonores liées à l’organisation de
soirées (bruit, cris, attroupements…) jusqu’à très tard, les dégâts que vont occasionner la
démolition et reconstruction, opposition à l’espace culturel et à sa destination à des
personnes n’habitant pas le quartier ;
Considérant l’avis du Service d'Incendie et d'Aide Médicale Urgente daté du 15/06/2010 (pas
d’objection majeure) ;
Considérant que la démolition de l’immeuble Crickx, 13 est envisageable pour les raisons
suivantes :
- il présente peu de qualités patrimoniale et peu d’intérêt ;
- il a subi de nombreuses et malheureuses modifications ayant dénaturé son
expression (porte de garage et défiguration du rez-de-chaussée, dérochage de la
façade et pose de briquettes, châssis remplacés sans respect des caractéristiques
d’origine, modification des niveaux de plancher et suppression du sous-sol surélevé
par l’aménagement du garage…) ;
- il est dans un état de délabrement avancé ;
- sa reconstruction permet de s’accorder à l’immeuble voisin (expression, niveau de
planchers…) et de répondre aux exigences techniques actuelles (électricité,
performances énergétiques…) ;
Considérant que l’immeuble reconstruit et la reconstruction des annexes au 15 dérogent au
titre I du règlement régional d'urbanisme : article 4 pour la profondeur de construction, article
6 pour la hauteur de la toiture et article 13 pour l’imperméabilisation totale de la parcelle ;
Considérant néanmoins que les gabarits généraux sont acceptables pour les raisons
suivantes :
- les parcelles étaient précédemment déjà entièrement couvertes et ne présentaient
aucune surface de pleine terre ;
- il s’agit de parcelles peu profondes, proches de l’angle et fortement enclavées dont
l’arrière est orienté au nord et que dès lors la viabilité d’un espace jardin s’avère
compromise ;
- il s’agit de construire et d’aménager un espace culturel (équipement d’intérêt
collectif) ;
- la démolition / reconstruction (13 Crickx et partie arrière du 15) est justifiée par des
raisons techniques et notamment d’isolation acoustique ;
- des compensations sont proposées telles que la verdurisation des toitures plates ;
Considérant que le gabarit de la toiture de l’immeuble reconstruit s’aligne sur le gabarit du n°
15 et présente une légère dérogation à l’article 6 du titre I en ce que la toiture dépasse le
profil voisin le plus bas de plus de 3 mètres (+/- 30 cm au delà), mais que ce dépassement
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présente un impact limité sur le voisinage (configuration de la parcelle et du voisinage,
parcelle proche de l’angle, orientation plein nord à l’arrière…) ;
Considérant que l’expression de cet immeuble présente une intégration satisfaisante, qu’il
s’agit d’une construction contemporaine minimaliste et dépouillée (façade avant) se
raccrochant à la composition du n°15 ;
Considérant qu’il y aura lieu de prendre toute les mesures de préservation des immeubles
voisins lors de la démolition / reconstruction de cet immeuble et de limiter les nuisances de
chantier ;
Considérant que les châssis de la façade au n° 15 s ont remplacés à l’identique et qu’une
main courante est placée au droit des baies (sécurisation, allège d’origine très basse) ;
Considérant que ces modifications ne portent pas atteinte aux qualités patrimoniales de cette
façade et que la teinte rouge des menuiseries permet de marquer discrètement l’affectation
d’espace culturel ;
Considérant par contre que la mise en peinture de cette façade dénature et appauvrit son
expression (éléments en pierres naturelles et en briques – matériaux nobles – fondus dans
la masse) ;
Considérant que l’amén
agement d’un espace culturel (équipement d’intérêt collectif) est acceptable sur le principe à
condition toutefois que toutes les mesures soient prises afin d’éviter les nuisances :
- une isolation acoustique efficace devra être prévue, principalement au niveau des
mitoyens et de l’intérieur d’îlot ;
- supprimer la terrasse entre le rez-de-chaussée et le 1er étage à l’arrière (accessible
au public et pouvant engendrer de fortes nuisances) et rendre cette toiture
physiquement inaccessible ;
- prendre d’une manière générale toutes les mesures afin de limiter au maximum les
nuisances potentielles ;
Considérant qu’il s’agit d’un équipement d’intérêt collectif organisé en association sans but
lucratif, que de nombreuses activités y sont proposées dont notamment des activités
éducatives et pédagogiques (ateliers pour enfants entre autres), que cet équipement sera
ouvert aux habitants du quartier également ;
Considérant que les deux chambres secondaires au 4ème étage du n°15 dérogent très
légèrement à l’article 10 du titre II du règlement régional d'urbanisme (éclairement) mais
considérant néanmoins que cette situation est compensée par la superficie généreuse de
ces chambres et par la situation en hauteur de celles-ci, propice à un bon éclairement ;
Considérant qu’hormis cette légère dérogation d’éclairement, les logements sont conformes
au titre II du règlement régional d'urbanisme ;
Considérant que le projet prévoit une mixité de taille de logement acceptable (un
appartement en triplex trois chambres (Crickx, 15), un appartement en duplex une chambre
et un studio (Crickx, 13)) ;
Considérant accessoirement que les logements aménagés au n° 13 de la rue Crickx sont
prévus pour l’accueil d’artistes et de collaborateurs aux Ateliers Claus mais considérant
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néanmoins que ceux-ci sont indépendants de l’équipement (entrées séparées) et
fonctionnent de manière autonome ;
Considérant que la terrasse du 2ème étage et le balcon du 3ème étage génèrent des vues
préjudiciables au voisinage (situation proche des limites mitoyennes, façades des immeubles
voisins à proximité) ;
Considérant qu’une réduction de l’emprise de cette terrasse et de ce balcon permettrait de
limiter ces vues ;
Considérant l’ambiguïté en ce qui concerne l’utilisation de la toiture plate de l’annexe au 3ème
étage (garde-corps ceinturant cette toiture, accès par le balcon filant au n° 15, terrasse sur
les photos…) ;
Considérant que le projet prévoit la suppression de la citerne de récupération des eaux
pluviales, que la suppression de cette citerne est contraire aux recommandations du PRD
(Plan Régional de Développement, Priorité 9, 4.3.3.) ;
Considérant que vu les caractéristiques du projet, il y a lieu de maintenir ou de réimplanter
une citerne d’eau de pluie et de l’utiliser, afin de compenser l’imperméabilisation totale de la
parcelle (rétention des eaux de pluie) ;
Considérant que le projet déroge au titre IV du règlement régional d'urbanisme pour
l’accessibilité des personnes à mobilité réduite : article 11 (ascenseur) et 13 (toilettes) ;
Considérant néanmoins la possibilité de répondre à cette réglementation (monte charge
prévu dans le bâtiment reconstruit, espace suffisant pour aménager une toilette aux
normes…) ;
AVIS FAVORABLE à condition de :
- prévoir la verdurisation de toutes les toitures plates en y prévoyant une épaisseur de
substrat maximale ;
- supprimer la terrasse entre le rez-de-chaussée et le 1er étage à l’arrière (pas
d’espace extérieur accessible au public) et y prévoir des plantations dans une
épaisseur de substrat de minimum 60 cm (compensation de l’imperméabilisation
totale de la parcelle), une allège en dur sera prévue le long de la baie ;
- réduire l’emprise de la terrasse au 2ème étage à 3 mètres minimum de la limite
mitoyenne de gauche par le placement d’un garde-corps fixe et prévoir la plantation
de la toiture résiduelle avec une épaisseur de substrat de minimum 40 cm ;
- réduire le balcon filant au 3ème étage : suppression au minimum de la partie située à
moins de 3 mètres de la limite mitoyenne de gauche ;
- ne pas aménager la toiture plate de l’annexe au 3ème étage en terrasse et y prévoir
une toiture verte non accessible sauf pour entretien et supprimer les garde-corps
ceinturant celle-ci ;
- prendre toutes les mesures nécessaires afin de limiter au maximum les nuisances
liées à l’exploitation de l’espace culturel (isolation acoustiques, sas, ventilation…) et
fournir les explications techniques y relatives;
- maintenir la façade avant du n° 15 dans son état d’origine : remplacement des
châssis strictement à l’identique et décapage des briques et des éléments en pierre
naturelle ;
- 13 -
- maintenir ou réimplanter une citerne de récupération des eaux pluviales d’une
capacité de minimum 6500 litres et utiliser celle-ci (alimentation des WC, nettoyage,
arrosage…) ;
- respecter le titre IV du règlement régional d'urbanisme relatif à l’accessibilité des
personnes à mobilité réduite ;
- prévoir un système de ventilation invisible depuis l’espace public (ventilation double
flux par exemple) ;
- réaliser un reportage photographique des bâtiments à démolir, suivant les
recommandations de la Direction des Monuments et Sites
(www.monument.irisnet.be);
IBGE : Abstention